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SCM : ce qu’il faut savoir, définition

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• 12 janvier 2026

La Société Civile de Moyens (SCM) représente une option pour les professionnels libéraux qui cherchent à optimiser la gestion de leur activité. Il s’agit d’une structure juridique souple, conçue pour mutualiser les dépenses sans fusionner les pratiques professionnelles des associés.

Qu’est-ce qu’une SCM ?

Définition et rôle

Une SCM est une forme de société civile. Elle permet à des professionnels exerçant une activité libérale, comme des médecins, des avocats ou des architectes, de mettre en commun des ressources. Son objectif est de faciliter l’exercice de leur profession en partageant des frais et des moyens matériels ou humains.

La SCM ne vise pas à réaliser des bénéfices par elle-même. Son rôle se limite à fournir à ses membres ce dont ils ont besoin pour travailler, en optimisant les coûts. Elle n’exerce aucune activité commerciale. Les professionnels conservent leur indépendance vis-à-vis de leur clientèle et de leurs revenus.

Fonctionnement et caractéristiques

Constitution

Pour créer une SCM, il faut un minimum de deux associés. Les fondateurs doivent rédiger des statuts. Ce document organise le fonctionnement de la société. La SCM doit ensuite être immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au greffe du tribunal de commerce.

Gestion

La SCM est dirigée par un ou plusieurs gérants. Ces derniers peuvent être des associés ou des personnes extérieures à la société. Les décisions de gestion sont généralement prises lors d’assemblées générales des associés, selon les règles établies dans les statuts.

Responsabilité des associés

Une particularité de la SCM est la responsabilité de ses associés. En effet, ils sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes de la société. Cela signifie que si la SCM rencontre des difficultés financières, les associés peuvent être tenus de rembourser les dettes sur leurs biens personnels, et un créancier peut demander le remboursement de la totalité de sa créance à un seul associé.

Régime fiscal

Fiscalement, la SCM est transparente. Elle n’est pas directement soumise à l’impôt sur les sociétés. Les bénéfices, ou plus précisément les charges mutualisées qui réduisent les coûts des associés, sont imposés directement au niveau de chaque associé.

Chaque membre déclare sa part des résultats dans sa propre déclaration d’impôt sur le revenu, dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

Avantages et inconvénients d’une SCM

Les atouts de la SCM

La SCM offre plusieurs bénéfices. Elle permet d’abord une réduction des coûts. En partageant des locaux, du matériel, du personnel administratif ou des services (secrétariat, ménage), les professionnels diminuent leurs charges individuelles. Cette mutualisation peut aussi simplifier l’administration quotidienne et améliorer les conditions de travail.

La flexibilité de son cadre légal permet aux associés de définir des règles de fonctionnement adaptées à leurs besoins spécifiques via les statuts.

Les limites à prendre en compte

Malgré ses atouts, la SCM présente des inconvénients. La responsabilité illimitée et solidaire des associés pour les dettes de la société constitue un risque. Des désaccords entre associés sur la gestion ou les dépenses peuvent apparaître.

Enfin, une SCM ne permet pas de partager une clientèle commune ni de générer des profits directement liés à l’activité professionnelle des associés. Elle sert uniquement de support logistique et administratif.

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